« Un homme et une femme », comme le titre du film. Le temps a passé. Leur histoire a traversé les années. Un jour, elle ne revient pas comme d’habitude. Elle rentre tard, la nuit. Elle ne sait pas qu’il est tard. Elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé. Peu à peu, elle semble s’éloigner. Elle ne reconnaît plus le visage de l’homme aimé. Alors, ils vont devoir réinventer leur rapport sans la mémoire de ce qui a été, dans une éternelle redécouverte.
Le texte d’Antoine Lemaire, sensible, émouvant, drôle aussi, parle simplement de ce qu’est l’amour quand il est inconditionnel. Un texte optimiste qui donne envie de profiter de chaque instant de la vie.
Le spectacle aborde tout en délicatesse la maladie d’Alzheimer. Il n’en est pas le sujet central mais plutôt un prétexte pour parler de la transformation du rapport amoureux quand l’un des deux embarque vers un lointain inconnu. Et si oublier était le moyen d’appréhender l’autre comme lors de la première rencontre ?